Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Blog d'analyse géopolitique

Publicité

Pour une dénuclérisation générale du Moyen-Orient

  Les propos du  chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner (émission le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI,  16 septembre), ont suscité l’inquiétude de la communauté internationale. "Il faut se préparer au pire", a dit Bernard Kouchner. Interrogé pour savoir ce que cela signifiait, il a répondu : "c'est la guerre". Est-ce à dire qu’il s’associe à l’escalade, préparant l’opinion internationale à une guerre contre l’Iran ? Nous ne le pensons pas. Les correctifs que le ministre français lui-même a dû introduire, devant le tollé que ses propos ont suscité, le démenti du ministre de la Défense, Hervé Morin, qui a réfuté le 19 septembre, l'idée que la France se préparait militairement à l'éventualité d'un conflit avec l'Iran, ont permis de nuancer la position française. Et, d’ailleurs, le recours à la guerre, par décision unilatérale, c’est-à-dire  sans le feu vert de l’ONU, à l’instar de l’invasion de l’Irak, déligitimerait l’initiative et discréditerait l’appareil onusien.

D’autre part, un durcissement de la position française, sur la question moyen-orientale, annonçant une ébauche d’un nouvel axe Washington-Londres-Paris impliquerait une révision générale de la politique étrangère française, redessinant la carte des alliances, qu’elle voudrait conforter par  son ambitieux projet d’Union Méditerranéenne. Or, nous avons expliqué, dans un texte précédent, que la France de toujours restera fidéle à ses valeurs fondateurs, c’est-à-dire aux impératifs de sa géographie et de son histoire. Des adaptations de peu d’envergure sont certes possibles, pour nuancer le discours, faire des re-èquilibrages, s’adapter aux contextes, tenir compte des humeurs du moment, mais point de rupture avec son itinéraire, marqué au cours de l’histoire immédiate par son refus de s’associer à la guerre d’Irak. 

La sagesse et la lucidité des nations devaient mettre en échec tous les va-en guerre. Les plaies de la dérive d’Irak restent ouvertes et pour longtemps. Ne serait-il pas plus pertinent, plus ambiteux et plus juste de reposer la question du nucléaire iranien, dans le cadre d’une dénuclérisation générale de l’aire moyen-orientale ?

Khalifa Chater

Retour au site

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article