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Blog d'analyse géopolitique

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La crise financière, quel schéma d’interprétation ?

Il n’appartient pas à tout le monde de traiter la crise financière. Faut-il cependant la passer sous silence, alors qu’elle risque d’affecter notre quotidien ? Ne serait-il pas inopportun, d’autre part, de confier le monopole des analyses aux experts financiers, au risque d’occulter la donne géopolitique qui échappe à leur compétence ? Certaines vérités méritent cependant d’être rappelées :

1- Dans le cadre de l’économie monde, la crise est appelée à connaître une extension quasi universelle. Alors que ses premières manifestations sont apparues aux Etats-Unis, la crise a émigré presque instantanément vers le monde occidental. Peut-elle épargner le Sud, l’ancien Tiers-monde et ses Etats émergeants ? Dans un autre temps, la crise de 1929 a exercé ses effets néfastes partout dans le monde, y compris les colonies reliées alors aux attelages métropolitains. Or, depuis lors, la mondialisation a fait des progrès d’envergure.

2 - Les concertations entre les puissances semblent privilégier un traitement consensuel de la crise. Cela concerne davantage le discours. La réalité est bien plus complexe. Peut-on parler d’un sauve qui peut ? Nous n’en sommes pas encore là. Mais le régime capitaliste est fondé sur la compétition, la concurrence, la rivalité, la lutte pour conquérir les marchés et maîtriser les sources de matières premières. La diplomatie commerciale des puissances est à l’ordre du jour, avec les stratégies préventives qu’elle implique. Dans quelle mesure est-ce que la nouvelle conjoncture ne favorisera pas la re-actualisation de la guerre de l’Euro et du dollar, par exemple ?

3 - Faut-il rejeter les thèses de ceux qui évoquent une orchestration de la crise et se risquent à s’interroger sur ces maîtres d’oeuvre, qui auraient par la suite, l’opportunité de retirer les marrons du feu. La complexité des jeux underground ne permet pas de dégager une réponse. Dans une large mesure, le jeu international s’opère comme un théâtre d’ombres, dont la scénographie ne montre que des figurants. D’autre part, on n’est pas encore en mesure de savoir à qui la crise doit profiter.

4 - Serait-il hasardeux d’affirmer que la tension internationale peut être mise en relation avec la campagne électorale américaine, pour servir le clan républicain et faire échec aux partisans du multulatéralisme et de la concertation internationale. Des observateurs ont avancé cette thèse et évoqué, à l’appui, les velléités de retour à la guerre froide. Les progrès actuels d’Obama, si l’on en juge d’après les enquêtes pré-électorales, ne semblent pas en mesure d’étayer cette thèse. Et d’ailleurs, la situation internationale actuelle et la prise de conscience de l’opinion américaine inciteront nécessairement le nouveau président américain, qu’il soit démocrate ou républicain, à réviser l’unilatéralisme, à se mettre à l’écoute  du monde et à favoriser un retour aux normes américaines.

5 - Fait d’évidence, la crise a révélé qu’elle était une conséquence d’une dérive  de l’application du capitalisme libéral. Après la mise en échec du communisme, certains ont crû devoir ou pouvoir instituer un capitalisme sauvage et débridé. La crise est en mesure de remettre les pendules à l’heure, de condamner le jeu spéculatif et d’imposer une moralisation de la gestion, au profit de tous.  Prenons la juste mesure de ce rappel à l’ordre.

 

Khalifa Chater

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D
Vous souhaitez des solutions pour faire face à la crise financière internationale:Faites appel à Cheminade !!!Depuis 1995, Jacques Cheminade l'avait dit!!! Aujourd'hui Jacques Cheminade propose ses solutions!!!Vite demandez un VRAI Nouveau Bretton Woods !!!<br /> Nous avons fait le bon diagnostic, en regardant la réalité en face l’hiver dernier. Maintenant, soutenez avec nous ces mesures : c’est le médecin qui fait le bon diagnostic qui rédige la meilleure ordonnance.David C.
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