Blog d'analyse géopolitique
Comment expliquer la reformulation de la solution jordanienne, présentée comme alternative à la création de l’Etat palestinien. Elle consacrerait la mise en échec par le gouvernement israélien du processus de paix, des accords d’Oslo et des négociations de la feuille de route. Profitant d’une « tolérance» internationale, expression de la politique de « deux poids, deux mesures », les autorités de Tel Aviv croient pouvoir, par l’entremise de ce subterfuge, remettre en cause les décisions onusiennes, relatives à la condamnation de l’occupation, à la solution de la question des réfugiés et à la création de l’Etat palestinien.
Comment sortir de l’impasse, alors que les événements attestent une montée des périls, un triomphe des réactions de désespoir, une partition de faits des territoires occupées ? L’absence, en Israël, d’un leadership national, à l’instar de Rabbin, a laissé le champ libre à des acteurs secondaires, plus préoccupés de statu quo, occultant le souci de paix, de normalisation et d’intégration dans l’aire moyen-orientale. Or les leçons de l’histoire ont fait valoir que les politiques de colonisation et d’apartheid sont condamnées à plus ou moins brèves échéances.
Du côté palestinien, la restauration de l’unité nationale apparaît comme une exigence de première nécessité. La conquête de l’indépendance requiert l’affirmation d’un leadership national, pour adopter en commun la stratégie de la résistance, de la négociation et du recouvrement de la souveraineté. Toute division ne peut que retarder la solution.
Khalifa Chater